Témoignages

« Souvent, il ne suffit que d’un sourire pour comprendre la force et l’énergie d’une personne, cette force qui donne le courage de se lever le matin, sourire aux lèvres, espoir au cœur et volonté dans l’être. »

« En 1996, Anne-Marie Blais a reçu un diagnostic pour un cancer à la suite d’une biopsie. Elle avait un kyste dans la moelle épinière. Les médecins avaient décidé de ne pas l’opérer. Cette biopsie a eu des conséquences difficiles pour Anne-Marie, elle a été paralysée durant 9 mois. Malgré tout, sa maladie s’est transformée en défi pour elle-même et sa famille. Sa petite fille était âgée de 2 ans à l’époque. Anne-Marie voulait se battre pour sa fille et son mari et croire à un avenir. Elle se répétait souvent cette phrase : « La vie continue pareil Anne-Marie! »

« Par la suite, la vie lui a offert deux autres enfants. Anne-Marie et son mari ont ouvert deux garderies. Elle adore travailler principalement avec des enfants qui ont des besoins spéciaux. Elle se sent proche d’eux et souvent ceux-ci lui ont donné le courage de continuer à d’affronter les douleurs causées par son cancer. »

« Le 15 avril 2010, Anne-Marie a reçu une opération pour enrayer son cancer. Elle a eu besoin de support et surtout d’appui pour faire face à cette épreuve. Ce moment de vie fut très difficile. En plus de s’inquiéter pour sa santé, elle s’inquiétait pour sa famille. Le moral n’y était plus et son cœur était déchiré. Son combat est loin d’être simple. Elle a failli perdre la vue, elle souffre de problèmes d’équilibre et ses jambes sont faibles. Il a fallu qu’elle se réadapte à un fauteuil roulant et qu’elle apprivoise le port de deux orthèses aux jambes. « Il n’est pas facile de dépendre d’un bout de plastique pour marcher, de ne pas être comme tout le monde, de dépendre des autres pour faire des choses si simples en apparence. Je me demande pourquoi je dois vivre cette épreuve. » À l’hôpital, Anne-Marie a rencontré un professeur de soins infirmiers qui travaillait à l’aide de son fauteuil roulant et il fut pour elle une source d’inspiration. En lui racontant son histoire, il l’aida à accepter la sienne. De plus, Anne-Marie se faisait un devoir d’être disponible pour aider à former ses jeunes étudiants. Elle se disait : « La vie continue pareil Anne-Marie! »

« Avec l’aide de son mari, elle a appris à se responsabiliser face à cette situation. Anne-Marie commence donc à se fixer des petits objectifs quotidiens. Elle se concentre sur ce qu’elle veut. Elle a su aussi être à l’écoute pour d’autres personnes. Elle a également accepté qu’on l’aide. Elle a tenu compte des objectifs de sa physiothérapeute, des conseils de son orthésiste, des recommandations de ses médecins et surtout elle a accepté le support des gens. »

« Il est merveilleux de l’écouter parler de ses progrès. Elle m’a dit : « Regarde je suis maintenant capable de descendre l’escalier avec ma canne! Je fais moi-même ma toilette. Regarde, je suis capable de me tenir debout sans mes cannes, et ce, sans tomber! » Chaque petite évolution est accompagnée d’une grande joie et d’une grande fierté. Cependant, elle a conscience qu’elle ne pourra peut-être pas redevenir exactement comme avant. »

« Il est intéressant de la voir agir. Elle est active et surtout elle reste constante dans sa motivation. Elle veut vivre car elle aime sa famille, ses animaux, sa garderie, sa maison, sa campagne, ses projets, etc. Anne-Marie se lève à 6h00, tous les matins, elle met ses orthèses, prend ses cannes et rend visite à sa famille. Elle commence après cela son programme d’exercices. Elle fait une heure de bicyclette adaptée. Elle se repose un peu et elle recommence à 12h00 pour deux ou trois bonnes heures d’exercices que sa physiothérapeute lui a donné. Ensuite, Anne-Marie participe du mieux qu’elle peut à la préparation du souper. Elle ne saute jamais une journée et ne veut surtout pas rester inactive devant la télévision, le sac de chips à la main. Parfois, ses enfants l’amènent faire une marche, elle s’assoit dans son fauteuil roulant, elle respire l’air de la campagne et se dit à nouveau : « La vie continue pareil Anne-Marie! »

« Voici une histoire d’une petite femme courageuse, énergique qui s’accroche obstinément à la vie de façon positive. »

Mer, 16 Mai 2012 - 01:44 PM

« Il y a des moments dans la vie où une nouvelle rencontre éveille en nous un soleil, un sentiment de bonheur, de tendresse et d’amour inconditionnel. C’est d’autant plus touchant lorsque ce sentiment est pour un enfant. Voici l’histoire de Brandon, un jeune garçon de 6 ans. »

« En 2008, Brandon s’est présenté à notre clinique, Ortho Solutions, à Moncton. Il est atteint d’une maladie rare nommée : MEIER-GORLIN SYNDROME. Cette maladie génétique peu connue implique un retard de croissance avec une absence partielle ou complète de la rotule du genou et de multiples malformations aux oreilles. Ce petit garçon enjoué, rempli d’esprit et de cœur, connait très bien le système hospitalier. Sa maladie est rare, demande beaucoup de suivi et de recherche pour l’équipe médicale. Il visite régulièrement de multiples spécialistes, généticiens et docteurs d’Halifax, de Moncton et des environs. Il doit voyager beaucoup. Il ne trouve pas cela toujours facile, mais il a beaucoup de courage. Il garde toujours son sourire devant l’équipe médicale. Tant que sa maman est à proximité, tout va bien. Il a la chance d’avoir une famille unie, aimante qui l’aide et l’aime beaucoup. »

« Brandon est un enfant normal à l’exception de sa grande fragilité. Les os de sa cage thoracique sont plus minces, les os de ses épaules sont plus petits et il n’a pas de rotule aux genoux. Il est aussi d’une plus petite taille pour son âge. Les spécialistes connaissent très peu les effets secondaires de sa maladie à long terme, mais il est probable qu’il développe de l’arthrite précoce. »

« Depuis l’âge de 4 ans, Brandon a une orthèse pour sa jambe droite. Une orthèse spécialement conçue pour lui qui le protège et l’empêche de boiter. Il aime beaucoup son orthèse car elle lui permet de courir, et cela, aussi vite que les autres enfants. Il trouve d’ailleurs la couleur de celle-ci attrayante. Pour lui, il n’y a pas de problème du fait d’avoir une orthèse. C’est tout simplement normal et pratique car il peut faire tout ce dont il a envie. S’il devait dire quelque chose pour aider un autre enfant, il dirait ceci, en toute simplicité: « C’est correct, fais-toi en pas! » Quel beau conseil! »

« Sa mère aimerait sentir son garçon en sécurité. Les enfants de son âge ne sont pas assez délicats avec Brandon et le blessent. Il faut comprendre une chose, un enfant avec une ossature normale peut supporter des coups. Brandon, lui, malheureusement, peut se retrouver avec des fractures. Il lui est même déconseillé de faire des sports de contact comme le hockey. Le fait que les autres enfants bousculent Brandon pourrait être très néfaste. Il aimerait dire aux autres enfants : « Arrête de me pousser parce que ça me fait mal et j’aimerais mieux être ton ami. » »

« Quelle est la meilleure attitude à avoir face à ce problème d’intimidation: »

« * expliquer à tout le monde la maladie au risque de porter l’étiquette d’enfant malade; »

« * se défendre lui-même au risque de se faire disputer par les adultes; »

« * rapporter ces agressions auprès des enseignants ou autres adultes responsables, au risque d’être perçu par les autres élèves comme un dénonciateur. »

« Quelle est la ligne de conduite à suivre entre la protection et la surprotection? »

« L’histoire du petit Brandon est une histoire particulièrement touchante car cet enfant est tout simplement un exemple. Comment un enfant aussi fragile peut faire preuve d’autant de maturité devant une si grande épreuve? Comment peut-il garder le sourire et la volonté d’aimer la vie? »

Mer, 16 Mai 2012 - 01:47 PM

« Bonjour à tous, »

« Bientôt j'aurai la chance pour le premier essai avec mon orthèse à la jambe droite. J'ai la chance de pouvoir remarcher après quatre ans en chaise roulante. Je n'ai pas à me plaindre de ma situation, bien au contraire. J'ai maintenant une deuxième chance à la vie et je veux en profiter au maximum. Depuis l'accident ma famille est beaucoup plus proche et mes amis sont devenus très importants pour moi. J'essaie de profiter de mes journées aux maximum, et ce, même si je suis limité dans mes activités. »

« Un accident de voiture pendant une tempête de neige, il y a quatre ans, m'a envoyé à l'hôpital pour trois mois avec 16 fractures et une chirurgie urgente à l'aorte par un super cardiologue, le Dr. Parrot de l'hôpital de St-Jean. Je me suis bien rétabli des fractures et des autres blessures sauf pour la jambe droite qui me cause encore des douleurs intenses, probablement causées par deux fractures ouvertes. On m'a donc placé une plaque avec des écrous qui ont été enlevés deux ans plus tard parce que la perte de volume de ma jambe a fait que les écrous commençaient à sortir à travers la peau. »

« J'ai consulté à plusieurs reprises le Dr. Dumais de la clinique de la douleur de l'hôpital Georges-Dumont de Moncton. Il a tout fait pour m'aider avec la douleur et je suis très reconnaissant pour tous ces efforts pour m'aider. Malheureusement l'effet pour soulager durait seulement quelques jours. »

« Même avec tous les efforts pour garder le moral, je savais bien que ça ne pourrait pas continuer comme ça. J'ai donc commencé à regarder vers d'autres options qui pourraient m'aider. J'ai même eu quelques consultations avec une clinique de prothèses car je considérais l'amputation de ma jambe comme une option. Madame Simonsen de la clinique de prothèses m'a conseillé de prendre rendez-vous avec le docteur Giroux de la clinique d'amputés de Georges-Dumont. J'étais très nerveux à l'idée de me présenter à ce rendez-vous. La prothésiste et le Dr. Giroux m'ont rapidement mis à l'aise avec leur compréhension et leur gentillesse. Tous deux me conseillent de porter une orthèse complète à la jambe droite. J'attends donc avec grande impatience l'essai de l'orthèse pour être enfin debout et pour pouvoir marcher un peu. Je ne pense qu'à ça depuis ma première visite chez Ortho Solution. Je me croise les doigts pour que tout ça fonctionne et ainsi éviter l'amputation de ma jambe. Même si un jour l'amputation devient nécessaire, je ne verrai pas ça comme un drame mais plutôt comme une libération. »

« Que ce soit avec une orthèse ou une prothèse, j'ai bien l'intention de reprendre mes activités le plus tôt possible, car même à 64 ans j'ai tellement choses à accomplir. Je veux recommencer à passer mes hivers à Orlando en Floride et continuer à visiter le monde, plus particulièrement le Moyen-Orient et l'Afrique, qui sont deux régions que j'ai beaucoup aimé et où je souhaite retourner. »

« La vie est tellement une belle aventure, et ce, même avec des moyens limités, il faut donc en profiter au maximum. »

« Je crois qu'il est temps que je termine avant que tout ça devienne un ''roman-savon'' »

« Bonne St-Valentin à tous et bonne fin d'hiver. »

« Pierre Bourdages »

Mer, 16 Mai 2012 - 01:39 PM

« « Le défi d’une vie est une lutte quotidienne. Pour certaines personnes, ce défi représente la quête de l’autonomie. S’accrocher aux pertes n’est certainement pas une solution pour poursuivre notre mission de vivre. S’accrocher à nos possibilités et respecter nos limites semble être une façon plus simple de vivre l’épreuve ». Cette morale m’a été transmise par un client qui m’a beaucoup touché par la façon de vivre son épreuve. Il aimerait nous faire connaitre son histoire afin de pouvoir aider quelqu’un à son tour. Je voudrais vous présenter monsieur McGraw. »

« Victime d’un accident de travail, monsieur McGraw eu des problèmes de dos. Plusieurs personnes vivent ce genre de problème, mais dans son cas, trois ans après sa chute, il y eut des complications majeures. Étant en vacances avec sa famille, il tomba subitement par terre car ses jambes ne pouvaient plus supporter le poids de son corps, et une grande douleur l’envahit. Cette paralysie disparut sur une courte période et réapparut par la suite. Après deux hospitalisations, Monsieur MGgraw réalisa qu’il resterait paralysé de façon permanente. Avec une grande force intérieure, il décida de se battre pour récupérer le plus possible ses fonctions motrices. Il commença donc un programme de physiothérapie. Après quelques temps, il comprit que son accident aurait des effets permanents sur sa condition physique. Il détestait l’idée d’être en fauteuil roulant toute sa vie. Comment pourrait-il être debout? L’équipe médicale décida de référer monsieur McGraw a une équipe d’orthésistes de la compagnie OrthoSolutions. »

« La nouvelle technologie permit de développer un type d’orthèse particulière pour monsieur McGraw. Cette orthèse comprend un alliage de plusieurs plastiques. Cet alliage permet de créer un retour d’énergie qui favorise une démarche plus stable et plus naturelle. Sans cette technologie particulière, monsieur McGraw n’aurait pas pu avoir un aussi beau résultat. Lorsqu’il est entré dans notre laboratoire, il nous a dit d’une façon ironique « penses-tu sérieusement que tu pourras m’aider avec des bouts de plastique… et que je sortirai d’ici sur mes deux jambes! » Il en fut le premier surpris. Avec ses orthèses, il est capable de se tenir debout sans tomber, de marcher, et ce, d’une façon naturelle. Il dit lui-même: « Quand je n’ai pas mes orthèses, je ne peux pas faire grand-chose. C’est certain que je peux toujours me débrouiller avec le fauteuil roulant, mais il reste que je me sens beaucoup plus restreint. Je n’ai pas le choix d’accepter mes orthèses, car avec un bout de plastique je peux vivre une vie plus normale. C’est certain que ce n’est pas comme avoir ses jambes. C’est vrai que de mettre ses orthèses le matin c’est tannant. Par contre, je ne suis pas assis toute la journée. C’est rendu que j’aime assez ça marcher, que j’oublies ce que pensent les autres. Je peux même mettre mes orthèses avec des culottes courtes l’été. J’ai réappris à conduire mon auto. Je ne comprends pas pourquoi je m’empêcherais de vivre parce que j'ai des orthèses en plastique! Je n’ai pas l’impression que les gens me regardent plus avec mes orthèses. Ce n’est pas ça qui compte pour moi, c’est de pourvoir marcher ! » »

« Personne ne peut vraiment savoir comment la vie peut tourner. Un simple accident peut apparaître inoffensif, mais en réalité, il modifie complètement notre façon de vire. Il ne reste plus qu’à réfléchir sur comment il est possible de continuer. Le sourire est peut-être la solution. »

Mer, 16 Mai 2012 - 01:25 PM

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